
Vous en avez marre de la fatalité ? Du « c’était mieux avant » ? De la résignation et des lendemains qui ne chantent plus ?
Cette année, nous vous invitons à réfléchir, échanger, rire, débattre et surtout à faire collectif autour d’une question simple et essentielle : et si la joie était elle aussi une manière de résister ?
LE PROGRAMME EN UN COUP D’ŒIL
| 9h30 | Accueil |
| 10h -> 12h | Plénière « Que ma joie demeure ! » |
| 12h -> 13h30 | Repas |
| 13h30 -> 15h30 | Ateliers 1 à 5 |
| Pause | |
| 16h -> 18h | Ateliers 6 à 10 |
| 18h | Synthèse de la journée |
| 18h30 | Apéritif, repas, surprises et musique ! |
PLENIERE « QUE MA JOIE DEMEURE ! »
10h → 12h : La joie comme acte de résistance
Avec : Nicolas Haeringer — formateur « Joie militante, s’engager sans déchanter » ; Pauline Langlois — collectif Danser l’orage ; Valentin Heinrich — L’École des Vivants
Animation : Baptiste Giraud — La Clé des Ondes
On nous demande d’être résilient·es. Et si on essayait plutôt d’être joyeux·ses ? Pas parce que tout va bien, mais parce que tout ne va pas bien justement.
À travers leurs expériences, leurs témoignages et les échanges avec vous, les intervenant·es exploreront plusieurs questions : qu’est-ce qu’on entend par joie dans le cadre d’un acte politique ? Comment réussir à produire de la joie dans un contexte anxiogène ? Comment déployer la joie ? Quelles conditions, quel contexte, quelles formes ?
Il s’agira de traiter la joie comme une force de mise en mouvement, comme un levier de résistance, comme l’énergie qui permet de continuer à agir, à créer, à lutter et à faire collectif.
Cette plénière vise à nous donner des outils pour comprendre comment cette joie peut devenir une ressource politique, comment créer des espaces où l’on reprend prise sur le réel, où l’on imagine des futurs désirables et où l’on retrouve l’élan d’agir ensemble.
LES ATELIERS — 13H30 → 15H30
1 — COMMENT ÇA VA BIEN ?
Comment garder de la joie dans des moments difficiles ?
Dans les périodes où les difficultés s’accumulent, où le doute s’installe sur ses capacités ou sur la direction à prendre, il devient essentiel de trouver des ressources pour retrouver de l’élan. Cet atelier propose une immersion dans la méthode de « co-dév ». Cette approche structurée permet à chacun.e de transformer une situation problématique en opportunité d’apprentissage, d’ouverture et de créativité.
En combinant découverte de la méthode, expérimentation concrète et échanges collectifs, il s’agira de comprendre comment ces outils peuvent devenir de véritables leviers pour sortir de l’impasse. Ils invitent à porter un regard nouveau sur les situations et à préserver la joie et l’espoir dans les moments difficiles.
Laure Pierre : Après quinze ans dans le secteur de la musique et du spectacle vivant, notamment comme responsable communication et manager d’équipe, Laure Pierre a fondé ELPI.
Aujourd’hui coach professionnelle et formatrice, elle accompagne les équipes et les structures sur les questions de management, de communication, de coopération et de relations au travail.
Pour la Bamboche, elle vous propose d’expérimenter le codéveloppement : une méthode structurée qui mise sur l’intelligence collective.
Avec : Laure Pierre
2 — JOIE OU CHOIX DE RECEVOIR
Entre cadre et liberté, quelles sont les conditions pour une expérience collective réussie ?
Toi, tu voulais juste partager un moment de fun, de joie ou de détente. Être le·la gardien·ne des vies à la plage, bouger les corps pour s’exprimer en silence, créer une rencontre par le toucher. Et finalement, te voilà à jongler avec des règlements, des responsabilités, des rapports de pouvoir et parfois des comportements déplacés, compliqués ou violents.
Alors comment crée-t-on des espaces où l’on se sent suffisamment en confiance pour profiter, explorer, rencontrer et s’amuser ? Comment prendre soin d’un cadre sans étouffer ce qui rend les moments collectifs vivants ?
Avec : Chloé Marcot et Carole Rosé — compagnie Pulsionnelles et Anne-Lise Vinciguerra
3 — LE FRIC, C’EST CHIC, LE TRAD, C’EST HYPE !
Comment la musique trad est parfois instrumentalisée par des programmateur·ices généralistes ?
Comment les salles s’adaptent réellement ou pas à l’accueil des musiques trads dans toutes leurs formes ? Est-ce que le trad est regardé encore avec condescendance ? Est-ce qu’il n’est pas instrumentalisé ? Est-ce qu’il y a de l’espace en dehors du bal pour les équipes artistiques des musiques et danses trads ? Quelles stratégies (parfois dangereuses) sont développées par ces équipes pour entrer dans les lieux labellisés et institutionnalisés ?
Avec : Romain Baudoin · Céline Lacombe · Laure Pauthe · Véronique De Faria
Animation : Ricet Gallet
4 — LE BON GOÛT, C’EST MOI !
Le snobisme musical / le classisme
Qu’entend-on par populaire? Qui est détenteur du bon goût et est-ce que le populaire est forcément de mauvais goût? Comment on fait encore semblant d’être d’jeunes? Comment on garde aussi notre côté fun ?
Toutes ces questions croisées posent la question du « snob musical », traditionnellement décrit comme une personne qui valorise les artistes confidentiels et dénigre les succès populaires, considérés comme trop commerciaux ou trop accessibles. Pourtant, cette opposition entre succès commercial et qualité artistique est parfois remise en question.
Pour autant, nous avons toustes nos fameux « plaisirs coupables » que nous justifions, souvent maladroitement, par l’ironie ou la nostalgie. Selon le neuropsychologue Hervé Platel, la musique est fortement liée à la mémoire et aux émotions, ce qui explique pourquoi certaines chansons autrefois jugées ringardes deviennent touchantes avec le temps. Cette réhabilitation de la culture populaire peut cependant prendre la forme d’une gentrification culturelle. En reprenant des chansons populaires dans des versions plus sobres et plus « artistiques », certains interprètes leur donnent une nouvelle légitimité. La chercheuse Rose Lamy notamment y voit un mécanisme où les classes dominantes s’approprient une culture populaire en la transformant pour la rendre conforme à leurs propres critères esthétiques.
En gros, on est toustes le·la snob (et le·la beauf) de quelqu’un. Discutons-en et écoutons un peu de musique !
Avec : Delphine Tissot · Céline Chastanet · Typhaine Pinville · Jojo Gaillardo
5 — LES CLOWNS AU POUVOIR (POUR DE VRAI) !
Découverte du concept d’« artivisme »
Dans cet atelier, Nicolas Haeringer proposera d’échanger sur de nouvelles formes de résistance autour de la question de l’ « artivisme », dont l’objet, selon le Laboratoire d’Imagination Insurrectionnelle, est de réunir artistes et activistes pour co-concevoir et déployer des formes créatives d’action directe, qui se veulent aussi joyeuses qu’elles sont politiquement efficaces.
L’une des formes de l’artivisme pourrait trouver sa source au travers de ce communiqué de presse rédigée à l’époque par la dangereuse BrigAde des Clowns (la BAC) :
« Vendredi soir place de la Bastille, l’abrogation du CPE par le roi des clowns relance la jeunesse française sur la voie du dynamisme. Suivant les directives du Ministère de l’Intérieur, les forces de la Bac ont encadré une milice citoyenne d’environ 5 000 glorieux samaritains, qui a sillonné la capitale du royaume toute la nuit pour vérifier que les honnêtes gens avaient bien pris leurs tranquillisants, que les laborieux foyers étaient bercés par l’évangile télévisé et que les jeunes dormaient sagement.
Malheureusement des groupes de casseurs équipés de matraques, de casques et d’uniformes noirs ont organisé des blocages dans de nombreux quartiers sensibles. Ces groupes, qui se déplaçaient dans la ville de manière totalement incontrôlée en terrorisant la population avec des sirènes d’un autre temps, ont cherché la confrontation à plusieurs reprises. La Bac a exhorté ces jeunes sans revendication précise à rentrer faire leurs devoirs pour ne pas finir dans la rue […]. »
Avec : Nicolas Haeringer
LES ATELIERS — 16H → 18H
6 — LES FEMMES AU POUVOIR, C’EST BIEN, MAIS SANS POSTES PIÉGÉS, C’EST MIEUX !
Accession des femmes au pouvoir, des chiffres bas ET biaisés
Ensemble on se posera la question de l’accession des femmes au pouvoir et plus largement l’accès au pouvoir des personnes minorisées, particulièrement à travers le concept de la falaise de verre. Identifié en 2005, ce processus met en évidence que des organisations en crise sont davantage portées à faire appel à des femmes (ou des minorités) aux postes de direction qu’en temps normal.
Le secteur culturel est lui aussi touché par ce phénomène. On explorera cette question à travers un atelier alternant théorie et pratique grâce à l’éclairage de Anne-Lise Vinciguerra, directrice de La Petite (Toulouse).
Avec : Anne-Lise Vinciguerra
Animation : Mathilde Coupeau
7 — QUENTIN, CYRIL, PIERRE-EDOUARD… ET LES AUTRES
Comment cette inversion de l’arc républicain vient-elle heurter nos pratiques ?
L’inversion de l’arc républicain, le “les extrêmes se valent”, version contemporaine du “plutôt Hitler que le Front populaire” est aujourd’hui une réalité. Comment cette fable a-t-elle réussi à s’imposer dans les médias comme dans l’opinion publique, qui amène aujourd’hui l’Assemblée nationale à faire une minute de silence pour un militant néo-nazi ? Comment, dans nos métiers et nos pratiques, trouver des outils pour répondre, pour défendre nos libertés de programmation et de parole ?
Animation : Patricia Coler (UFISC)
Avec : Laure Paradis (VoxPublic), Camille Petron (1001 territoires pour la fraternité) et Pierre Jacquemain (rédacteur en chef de Politis (sous réserve))
8 — LA RESTAURATION RESPONSABLE, ON S’EN BAT LES STEAKS (DE SOJA)
Comment réfléchir et intégrer une restauration responsable ?
Lors des événements festifs, la restauration occupe une place essentielle, qu’il s’agisse d’accueillir les équipes, les artistes ou les participant.es. Pourtant, il peut être complexe d’intégrer ce volet dans une démarche de transition écologique. Au cours de cet atelier, découvrez des témoignages inspirants et des initiatives concrètes: gestion des biodéchets, vaisselle réutilisable, outil de calcul d’empreinte carbone, etc. Venez partager vos expériences et repartir avec des idées concrètes pour agir.
A la fin de ce temps, vous serez confronté·es à une dégustation 100% Végé pour illustrer que la vie sans viande est possible.
Avec : Pauline Gauthier — Elémen’ Terre · Juliette Brenk — L’Inconnue
9 — « QUI COUCHE AVEC QUI ? »(…et autres secrets qui expliquent mieux une organisation que son organigramme.)
Explorer les dynamiques interpersonnelles qui influencent le collectif professionnel.
Vous pensez que les organisations fonctionnent grâce aux organigrammes ?
En réalité, derrière chaque organisation, il y a des liens : des amitiés, des alliances, des rivalités, des loyautés… et parfois des histoires qui expliquent bien des décisions.
Cet atelier propose de les explorer pour comprendre comment ces relations interpersonnelles influencent la dynamique collective.
Grâce à des cartes de relations, un cas fictif et un jeu de rôle, il s’agira de décoder ensemble les mécanismes invisibles qui structurent les équipes.
Avec : Véra Bezsonoff
10 — LA RÉPUBLIQUE, C’EST MOI !
Radicalisme rigide : comment on le traite, comment on l’assume ou non ?
Cet atelier se proposera de mettre au travail le concept de « radicalisme rigide » qui désigne les mécanismes qui transforment un besoin légitime d’appartenance et d’engagement en une fermeture progressive à la nuance, au désaccord et à l’altérité.
Il s’agira d’explorer comment ces dynamiques s’installent, à l’échelle individuelle comme au sein des collectifs, et en quoi elles fragilisent éventuellement les organisations. À partir d’apports théoriques, d’échanges et d’exercices participatifs, les participant·es découvriront des clés de lecture pour reconnaître les situations de rigidification, développer une approche systémique des tensions et renforcer leur capacité à accueillir les désaccords sans perdre en cohésion.
L’objectif est de nourrir des pratiques favorisant des organisations plus robustes, inclusives et vivantes. Oui, mais concrètement, le meeting de Nathalie Arthaud, on l’accueille dans notre salle oui ou non (et comment) ?
Avec : Pauline Langlois — Danser l’Orage
ET APRES ?
18h — Synthèse de la journée
18h30 — Apéritif, repas, surprises et musique !
Parce qu’une Bamboche sans fête, ce serait quand même dommage.
RENDEZ-VOUS À L’INCONNUE
L’Inconnue
Parc Chantecler
181 rue François Boucher
33400 Talence
L’Inconnue est un lieu d’expérimentations sonores, de découvertes et de rencontres, avec huit studios de répétition, une école de musiques actuelles, un studio d’enregistrement, un pôle de médiation culturelle et un club de 130 places.
Un lieu ouvert aux artistes comme aux curieux·ses, où la musique est mise à contribution pour réenchanter un peu le monde.
COMMENT VENIR ?
EN VOITURE
Depuis Bordeaux Centre : Cours de la Somme → Route de Toulouse → Talence Thouars.
Depuis la rocade : sortie 17, direction Talence-Thouars.
Parking du Parc Chantecler accessible sur place.
EN TRANSPORTS EN COMMUN
Depuis la Gare Saint-Jean : bus 35, direction Cracovie → arrêt Charles de Gaulle.
Depuis le centre-ville de Bordeaux : bus 23, direction Rives d’Arcins → arrêt Charles de Gaulle.
Depuis Talence Forum : bus 23, direction Rives d’Arcins → arrêt Charles de Gaulle.
TOUS·TES ATTENTIF·VES, TOUS·TES RESPONSABLES
L’Inconnue est un lieu de création et de partage où chacun·e doit pouvoir se sentir en sécurité.
Aucune forme de violence ou de harcèlement ne sera tolérée. Des référent·es VHSS seront présent·es pour écouter, accompagner et permettre à chacun·e de profiter de la Bamboche dans un cadre serein et respectueux.
Vous repérez un comportement inapproprié ? Vous souhaitez partager un mal-être ? Une remarque pour permettre que ces moments soient avant tout des moments de partage, safes et joyeux ?
Les référent·es VHSS sont à votre écoute.













